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Réalisations/Finance

Une clôture plus courte, sans toucher au grand livre

Chaque mois, les contrôleurs rédigeaient des commentaires d’écart qui ressemblaient à ceux du mois précédent. Ils l’étaient en grande partie. Cette rédaction leur mangeait les journées qu’il aurait fallu consacrer à la revue.

Direction financière groupe4 min de lecture

Le secteur, la taille et la fonction sont indiqués. Le client, non.

Une salle de direction financière pendant la clôture mensuelle, une personne met à jour le calendrier de clôture au tableau blanc pendant que les autres travaillent sur une file d’imputations
Le grand livre reste intouchable

En bref

Secteur
Finance
Structure
Groupe multi-entités
Fonction
Direction financière groupe
Passé en revue
Vingt-quatre mois d’écritures
Jamais automatisé
La comptabilisation, les provisions sans justificatif, les ajustements de consolidation
Mission
Conception des contraintes, puis construction, facturée par phase

L’essentiel

Le calendrier de clôture s’est raccourci, et a tenu sur une fin d’exercice

Le cycle qui met à l’épreuve un calendrier de clôture est celui qui suit décembre. Il a tenu.

Les questions d’imputation ont cessé de faire l’aller-retour

Le centre de services partagés et les filiales y perdaient des journées. Les propositions arrivent désormais avec leurs précédents.

La piste d’audit s’est renforcée, par ricochet

Chaque décision d’imputation porte un motif consigné. Personne ne le faisait quand un contrôleur tranchait d’expérience.

Pourquoi le grand livre a été écarté d’emblée

La clôture traînait, tous les mois. Les questions d’imputation faisaient la navette entre le centre de services partagés et les filiales, des jours durant. La rédaction des commentaires engloutissait les journées de revue.

L’imputation, le rapprochement et le commentaire reposent sur des motifs répétés et sur des pièces justificatives. Cela s’automatise.

Le grand livre, non. Nous n’avons rien automatisé qui le touche, et cette contrainte était posée avant le moindre travail de conception.

Les contraintes, puis vingt-quatre mois d’écritures

L’ordre est délibéré, et c’est toute la méthode.

Séances avec le contrôleur de gestion groupe et chaque responsable financier d’entité. Nous avons fixé tôt les seuils de signification du commentaire, pour que le système explique ce qui compte et se taise sur le reste. Placer ce curseur a demandé deux cycles.

Vingt-quatre mois d’écritures ont été relus pour en tirer les schémas d’imputation. Plusieurs entités imputaient le même type d’opération différemment. Corrigé avant l’automatisation, pas après. Cela a coûté des semaines que personne n’avait prévues.

Les contraintes se sont écrites d’abord : aucune comptabilisation sans validation, aucune provision proposée sans justificatif, aucun ajustement sur les comptes consolidés, et une trace complète de chaque proposition avec son raisonnement.

Le travail sur les données a couvert l’harmonisation du plan de comptes, la déduplication du référentiel fournisseurs et la correspondance des centres de coûts entre entités.

Réunion avec les commissaires aux comptes, avant la mise en production
La conception a été déroulée devant les commissaires aux comptes en amont du déploiement. Leur position : des propositions consultatives assorties d’un raisonnement consigné renforcent la piste d’audit plutôt qu’elles ne l’affaiblissent, dès lors que la validation reste un acte humain et que le journal est conservé. Cette position a été actée au procès-verbal.

journal de mission bearingbridge.ai, phase Bearing

Ce qui a été construit, et sa fréquence d’erreur

Rien de tout cela ne touche au grand livre.

Trois composants, tous consultatifs.

Assistant d’imputation

Propose un compte et un centre de coûts, avec son raisonnement et les opérations qui lui ont servi de précédent.

Rapprochement intragroupe

Propose des résolutions aux écarts au lieu de se contenter de les signaler.

Rédacteur de commentaires

Premier jet des explications d’écart, à partir des mouvements du grand livre croisés avec le contexte opérationnel : volumes, taux de change, effectifs. Chaque explication cite les chiffres sur lesquels elle s’appuie.

L’assistant d’imputation : une ligne d’opération, un compte et un centre de coûts proposés avec un indice de confiance, un panneau expliquant le raisonnement à partir de trois précédents, et une commande de comptabilisation désactivée en permanence
La commande désactivée relève de la conception, pas de l’oubli. Comptabiliser au grand livre n’est pas disponible, par construction plutôt que par consigne.

Les contrôleurs corrigent et assument le texte final. Leur nom figure dessus, et c’est bien l’intention.

L’assistant d’imputation se trompe assez souvent pour que cela compte, surtout sur les opérations sans précédent proche. Les rejets passent en revue chaque trimestre : un motif récurrent signale presque toujours une règle à écrire.

Où cela en est quelques mois plus tard

Le calendrier de clôture s’est raccourci. La rédaction des commentaires et les questions d’imputation ont reculé toutes deux par rapport au point de référence mesuré sur les deux cycles précédant la construction.

La piste d’audit s’est améliorée par ricochet. Chaque décision d’imputation porte désormais un motif consigné, ce qui n’était pas le cas quand une personne tranchait d’expérience.

Plusieurs mois après, le calendrier de clôture avait conservé sa nouvelle longueur sur une fin d’exercice, le cycle qui le met à l’épreuve.

Trois choses qui ont fait la différence

Les contraintes ont précédé la conception

La frontière était une condition de départ, non un compromis négocié plus tard. Voilà ce qui sépare un système auquel la finance se fie d’un système qu’elle contourne.

Les incohérences ont été corrigées d’abord

Automatiser les habitudes contradictoires de trois entités n’aurait fait qu’industrialiser la contradiction, plus vite et mieux documentée.

Les commissaires aux comptes ont été consultés tôt

Une revue de conception en mars coûte une réunion. La même revue en janvier coûte la clôture.

Les chiffres de cette page sont vérifiés par le client et publiés avec son accord. Lorsqu’un chiffre manque, le résultat est décrit en termes opérationnels.

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